Rédaction SEO, un contenu de qualité sans se fâcher avec Google

Je vous dirais sans doute que de plaire à Google ou de rédiger un contenu de qualité tout en y ajoutant un peu de style sont deux critères qu’il vous faudra concilier si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté et gagner des lecteurs. Dieu merci pour les rédacteurs – et ceux qui ont une belle plume – la qualité de rédaction entre enfin dans les critères de Google et du référencement naturel – adepte du sujet + verbe + complément sans trop de subtilités ou des répétitions éternelles des mêmes mots-clés sont désormais priés de changer de langage, d’élaborer un peu plus leur argumentation ou de s’abstenir…

Alors, faisons un effort… Après tout, ce n’est sans doute pas aussi difficile qu’il n’y paraît. Si on se place du côté rédacteur, produire un contenu de qualité repose tout d’abord sur certains critères évidents comme la recherche et le travail d’un style, et donc de manifester une volonté certaine de faire passer une certaine quantité d’informations aux lecteurs, sans que la qualité n’en souffre au passage, ni à en oublier quelques élégances d’écritures qui permettront à vos lecteurs de reconnaître votre patte… Tout cela, se résume au style nécessaire et suffisant d’un bon rédacteur d’articles SEO même si on ne demande à personne de se transformer en Flaubert pour l’occasion, ça n’est pas l’objectif recherché. Mais qu’en est-il si on se place du côté de Google ?

1 – Répondre précisément au sujet et aux besoins des internautes

De toutes évidence, et même si ce n’est pas toujours évident pour tout le monde, créer du contenu suppose que cela réponde à un besoin, et donc, à une question bien précise. En gros, un article se base sur une thématique ou un sujet bien précis et des internautes qui vous demandent de traiter un sujet, de traiter tout le sujet et seulement le sujet.

Cette évidence suppose donc que vous puissiez établir une liste de mots clés tout aussi précise, en relation au thème à développer. Petite précision grammaticale, les mots-clés choisis devront nécessairement s’inscrire dans une terminologie bien précise, c’est à dire un certain nombre de termes précisément définis en rapport à un domaine bien particulier. A ceci, vous comprendrez qu’il sera toujours plus simple de circonscrire un sujet en fonction de plusieurs mots-clés en relation directe les uns avec les autres plutôt que d’additionner des synonymes plus ou moins lointains qui vous éloignent de votre thème à traiter. Par exemple, si on vous demande de traiter de motos japonaise, une incursion dans le domaine des Harley Davidson pourrait sembler un peu hors sujet, en fonction des mots-clés que vous auriez déterminés et du thème à développer. De là, vous aurez compris qu’on vous demande de traiter le sujet, tout le sujet… Au plus un sujet est spécifique, au plus vous devrez l’être aussi.

En outre, j’aurais l’occasion de revenir sur ce sujet au cours d’un article consacré aux termes les plus courants de la linguistique, notamment en ce qui concerne les questions de lexique, de lexèmes, de lexicologie et de terminologie mais ceci, pour l’instant, est un autre sujet.

2 – Organisez votre contenu par paragraphe traitant d’un seul argument à la fois

En fonction du thème de vos articles, vous aurez déterminé un plan d’écriture, ce qui suppose que vous écriviez en fonction d’une certaine cohérence de sens. Autrement dit, avancez vos arguments un par un, en fonction des mots-clés prédéterminés, en évitant de faire du bourrage sur un paragraphe tout en délaissant le paragraphe suivant. Présenter une certaine forme d’homogénéité de vos arguments et de la répartition des mots clés vous permettra de présenter un contenu cohérent à la fois pour votre lecteur mais aussi pour les algorithmes de Google, ce qui facilitera d’autant le référencement de votre article SEO.

3 – Le titre de vos articles représente les fondations de votre maison, elles supportent la structure, les meubles et le superflu

D’abord, dites-vous bien qu’il n’existe pas de titre idéal, plus génial qu’un autre et que vous deviez faire preuve d’une originalité débordante car, dans le fond, votre lecteur, n’aura sans doute pas l’envie de s’appesantir sur vos subtilités. De deux choses l’une, soit vous maitrisez déjà la matière de votre texte au point que vous puissiez déterminer facilement votre titre soit que vous sachiez faire comme le font certains écrivains, c’est à dire qu’ils ne déterminent leur titre qu’après coup, après avoir terminé la rédaction de leur article ce qui, finalement, revient plus ou moins au même : déterminer un bon titre demande à ce que vous connaissiez votre matière, que vous agissiez a priori ou a fortiori sur le titre de votre article.

De toute façon, essayez de faire court, comme Google vous le demande. Au besoin, servez-vous de Title Tag Preview Tool ou de SERP Preview Tool pour vous assurer que votre titre ne sera pas trop long. Ce n’est pas pour rien si Word et d’autres vous permettent de créer un titre court, et cela ne concerne pas a priori que Tweeter. Essayez de faire clair, compréhensible et court. Rappelez-vous aussi la phrase de Boileau qui disait que ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.

4 – Un bon contenu est fait de matière et de style

De manière pragmatique, un bon article est un article qui répond à un besoin d’information. De là, on vous dira qu’un bon article inspire, qu’il fait réfléchir son lecteur et qu’il est agréable à lire (que la lecture de l’article doit être fluide et naturelle). Et de toutes évidences, si votre article coule comme un long fleuve tranquille pour votre lecteur, c’est que vous avez su lui donner un style, votre style personnel. Cependant, je ne vais pas non plus vous fatiguer sur 30 pages à vous expliquer ce qu’est un style d’écriture, il existe des rayonnages complets d’ouvrages qui traitent de stylistique dans les bibliothèques universitaires, il vous suffira de les consulter brièvement pour vous donner une idée concise de ce que l’on entend par techniques d’écriture. Naturellement, la rédaction SEO repose elle aussi sur un travail d’écriture qui demande un minimum de respect stylistique.

Quant à votre article, dites-vous simplement que s’il suscite suffisamment d’intérêt pour vos lecteurs, c’est qu’il apporte quelque chose de plus en termes d’informations, qu’il est intéressant. De toutes évidences, on demandera à un rédacteur Web – tout comme pour n’importe quel rédacteur – d’offrir un contenu pertinent à son lectorat, voire qu’il réponde le mieux possible aux questions que le lecteur se pose, et non pas aux « problématiques du lecteur », un terme totalement galvaudé par les pseudo-nerds du français, persuadés qu’ils savent de quoi ils parlent alors que cette expression ridicule n’a absolument aucun sens. Ensuite, demandez-vous simplement si vous seriez prêt à partager l’article que vous avez écrit. Un contenu intéressant est en lui-même doté d’un potentiel de partage important. En tant que rédacteur SEO, il s’agit sans doute d’un critère sur lequel vous pouvez vous appuyer.

5 – Un article long est-il forcément meilleur qu’un article plus court ?

A priori, ma réponse est un peu plus complexe que de vous dire oui ou non, surtout si vous avez suivi ce qui vient d’être dit ici. Tout bêtement, cela dépend de ce que vous avez à dire et de la manière de le dire. Cela va donc dépendre de plusieurs critères. Tout d’abord de la manière dont vous allez énoncer votre sujet (phrase(s) courte(s) d’introduction…) et de ce qu’il contient. On en revient donc indéniablement à l’élaboration de votre plan qui doit suivre une argumentation logique.

De là, vous aurez à déterminer votre thématique centrale (on parlera d’axe central ou d’axe directeur dans le langage de la dissertation littéraire) et donc de votre fil d’Ariane. Vous déroulerez votre fil le long du chemin et des arguments centraux dont vous allez discuter ; nous en avions déjà parlé plus haut. Parlant de thématique centrale (du sujet principal de votre article), vous penserez à faire revenir votre principal mot-clé de la même manière que vous suivez votre thème, ni trop, ni trop peu, en évitant surtout qu’il ne devienne répétitif (attention aux éventuelles pénalités Google).

6 – Relisez votre texte et la validité des liens que vous y mettrez

Naturellement, il est impossible pour qui que ce soit, même pour le meilleur rédacteurs, d’écrire sans coquille du premier coup. Relisez systématiquement votre texte, quelle que soit sa longueur et c’est d’autant plus vrai que votre texte sera long. Évitez les fautes d’orthographe, personne ne vous prendra au sérieux si vous ne maitrisez pas votre propre langue ; c’est un peu le genre de conseil qui semble aller de soi. Par la suite, si vous insérez des liens dans votre texte, assurez-vous d’une part de la validité de vos sources (de toute évidence, chaque domaine renvoie vers des sites de références, lesquels – par définition – ne changent pas) et d’autre part, vérifiez évidemment que le lien que vous insérez restera présent sur la toile. Essayez de ne pas pointer vers des liens qui risquent de disparaître, vous ne pouvez pas faire pire que d’insérer des liens morts dans vos textes (erreur 404).

Pour l’instant, je vous laisse sur cet article assez court, d’autres sujets purement linguistiques restent à traiter ; ils pourront vous apporter un sérieux coup de pouce quant à la rédaction de vos articles.

Eric Mallet